

Pendant des années, les systèmes de sécurité et de vérification d’identité ont été conçus pour faire face à des fraudes relativement simples et isolées. Un document falsifié, un mot de passe deviné, une signature imitée : les mécanismes de contrôle étaient pensés pour détecter des anomalies ponctuelles, souvent humaines, dans un monde où la majorité des interactions restaient physiques. Mais le contexte a radicalement changé.
La fraude n’a pas seulement augmenté : elle a évolué en profondeur. Elle a changé de nature, de rythme et d’échelle. Dans le même temps, les parcours numériques ont explosé : onboarding à distance, procédures KYC, signature électronique, accès à des services sensibles, recrutement en ligne… L’identité se vérifie désormais à distance, souvent en quelques minutes, sans contact humain. Dans ce nouvel environnement, les systèmes traditionnels montrent leurs limites.
Les mécanismes historiques de vérification reposaient principalement sur trois piliers :
Ces approches étaient adaptées à un monde où :
Un contrôle visuel suffisait souvent à détecter une incohérence. Un mot de passe robuste pouvait décourager une tentative opportuniste.
Aujourd’hui, ces mécanismes présentent des failles structurelles.
Les mots de passe sont réutilisés, volés lors de fuites massives de données ou testés automatiquement via des attaques par “credential stuffing”. Les codes SMS peuvent être interceptés ou contournés par des fraudes à la carte SIM. Les documents d’identité peuvent être falsifiés avec des outils accessibles en ligne.
Surtout, ces systèmes reposent souvent sur une logique déclarative : on demande à l’utilisateur d’affirmer qui il est, puis on vérifie des éléments périphériques. Mais lorsque ces éléments peuvent être copiés, détournés ou simulés, la chaîne de confiance s’effondre.
Les systèmes traditionnels n’ont pas été conçus pour un environnement où la fraude est automatisée, industrialisée et amplifiée par l’intelligence artificielle.
La fraude à l’identité n’est plus une activité isolée. Elle s’est structurée autour de véritables écosystèmes.
Des plateformes de “Fraud-as-a-Service” proposent aujourd’hui :
Les attaques sont automatisées, parallélisées et testées à grande échelle. Là où un fraudeur ciblait une victime, des réseaux organisés peuvent désormais viser des milliers de comptes simultanément.
Les fraudeurs modernes exploitent des techniques que les systèmes traditionnels n’étaient pas conçus pour contrer :
Les systèmes traditionnels reposent souvent sur des règles statiques ou des contrôles superficiels. Or, les attaques modernes imitent de mieux en mieux les comportements légitimes.
Un deepfake bien conçu peut paraître cohérent à l’œil humain. Un document falsifié peut passer un simple contrôle visuel. Un bot peut simuler des interactions humaines. Les fraudeurs exploitent précisément les angles morts des dispositifs hérités du passé.
La véritable rupture consiste à passer d’une logique où l’on “déclare” son identité à une logique où l’on en apporte la preuve. La biométrie, lorsqu’elle est correctement mise en œuvre, permet de vérifier qu’une personne réelle est physiquement présente et qu’elle correspond au titulaire du document présenté. Elle réduit la dépendance aux éléments facilement copiables.
Dans un contexte réglementaire de plus en plus exigeant (notamment en Europe), les certifications et standards jouent un rôle central. Des solutions évaluées selon des référentiels reconnus (ISO, CEN, ETSI) permettent de démontrer un niveau de sécurité mesurable et audité.
Face à des fraudeurs organisés et technologiques, l’intuition ne suffit plus. Il faut des preuves, des tests indépendants et des niveaux d’assurance clairs.
Conclusion
Les systèmes traditionnels n’échouent pas parce qu’ils étaient mauvais. Ils échouent parce qu’ils ont été conçus pour un monde qui n’existe plus.
Dans un univers numérique où la fraude est rapide, organisée et dopée à l’IA, les approches héritées montrent leurs limites. Les organisations doivent évoluer vers des dispositifs capables de fournir des preuves robustes, multicouches et certifiées.
La question n’est plus de savoir si les systèmes traditionnels suffisent encore. Elle est de savoir à quelle vitesse il faut les dépasser.
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