Vérification d'identité

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Usurpation d’identité : comment les fraudeurs opèrent en 2026 ?

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L’usurpation d’identité n’a rien de nouveau. Depuis que l’homme utilise des documents pour prouver qui il est, d’autres ont cherché à les détourner. Cependant, ce qui était autrefois une fraude artisanale, comme un document raturé ou une signature imitée, a radicalement changé de visage.

En ce début d'année 2026, l’usurpation d’identité a radicalement changé de visage : portée par la généralisation des services numériques, l’IA générative et les parcours 100% à distance, elle devient plus fréquente, plus sophistiquée et surtout plus industrialisée. Là où l’on parlait autrefois de fraude opportuniste, on parle désormais d’attaques structurées, organisées, parfois quasi industrielles.

L’usurpation d’identité en 2025 : un phénomène industrialisé

Pendant longtemps, l’usurpation d’identité reposait sur quelques individus profitant d’une opportunité : un portefeuille perdu, un mot de passe trop simple, un email mal vérifié. Désormais, les attaques s’inscrivent dans des chaînes structurées, parfois comparables à de véritables chaînes de valeur.

Plusieurs éléments caractérisent cette “industrialisation” :

  • Le passage d’attaques isolées à des réseaux organisés, capables de cibler des milliers de victimes en parallèle.
  • L’utilisation d’outils automatisés pour tester des identifiants, remplir des formulaires, ouvrir des comptes ou simuler des comportements humains.
  • L’émergence de plateformes de type “Fraud‑as‑a‑Service”, qui proposent des kits prêts à l’emploi : modèles de phishing, scripts d’attaque, bases de données de comptes volés.

Par ailleurs, les fraudeurs suivent les usages numériques. Pour fonctionner, cette industrie a besoin de matière première : des données personnelles. Et ces données sont partout. Parmi leurs terrains de chasse privilégiés, on retrouve :

  • Les réseaux sociaux : véritable mine d’or d’informations personnelles (date de naissance, parcours, contacts, habitudes), utiles pour fabriquer un profil crédible ou préparer une attaque ciblée.
  • Les plateformes d’e‑commerce et de services en ligne : comptes clients contenant données d’identité, adresses, moyens de paiement.
  • Les services publics en ligne (déclarations, démarches administratives, prestation sociale) : l’usurpation permet ici de détourner des aides, des remboursements ou des droits.
  • Les messageries (mail, SMS, messageries instantanées) : vecteurs principaux des attaques de type phishing, smishing ou vishing.

Les fuites de données jouent un rôle clé dans cette dynamique : bases clients compromises, systèmes RH attaqués, comptes piratés… Chaque incident alimente un peu plus les “bases” des usurpateurs. En croisant plusieurs fuites, il devient possible de reconstituer des identités très complètes, voire de créer des identités synthétiques plus crédibles encore que certaines identités réelles.

Les principales techniques d’usurpation d’identité

Les méthodes de vol d'identité ont évolué pour contourner les mesures de sécurité classiques.

La manipulation psychologique : Phishing, Smishing, Vishing

Le maillon faible reste souvent l'humain. Par SMS (Smishing) ou appel vocal (Vishing), les attaquants utilisent l'urgence ou la peur pour inciter la victime à livrer ses codes d'accès ou à valider une opération. En 2026, ces messages sont devenus indétectables, sans fautes d'orthographe et parfaitement personnalisés grâce à l'IA.

Vol et recyclage de documents d’identité

Le vol de documents (physiques ou numériques) reste une méthode classique : carte d’identité, passeport, permis de conduire numérisés et réutilisés pour s’enregistrer sur des plateformes ou déclencher des démarches administratives.

Les fraudeurs peuvent :

  • Réutiliser des documents réels tels quels, en changeant simplement la photo ou certains champs.
  • Combiner différents éléments pour créer des documents falsifiés, difficiles à repérer sans contrôle automatisé avancé.

Ces documents sont ensuite injectés dans des parcours d’onboarding à distance, notamment quand les contrôles restent superficiels (simple vérification visuelle, absence de détection de falsification).

De la présentation à l’injection : l’ère du deepfake

C’est ici que la menace devient la plus technique. On distingue désormais plusieurs types d'attaques majeures lors des vérifications d'identité en ligne :

  • les attaques par présentation (photo, vidéo, masque devant la caméra),
  • les attaques par injection, où un flux vidéo manipulé est injecté directement dans le système via une caméra virtuelle ou un émulateur,
  • les deepfakes, capables de générer un visage animé cohérent avec les mouvements attendus.

Ces attaques visent spécifiquement les systèmes de vérification biométrique et les parcours d’onboarding à distance.

Comment les organisations peuvent se préparer dès aujourd’hui ?

Face à un phénomène devenu systémique, la question n’est plus de savoir si une organisation sera ciblée, mais quand et comment. La réponse passe par une combinaison de technologies, de gouvernance et de pédagogie.

S’appuyer sur des technologies certifiées 

Première étape : vérifier que les solutions utilisées pour l’onboarding, la vérification d’identité et l’authentification reposent sur des technologies évaluées et certifiées. Cela passe par le recours à des solutions :

  • certifiées selon des standards reconnus (ISO, CEN),
  • capables de détecter les attaques par présentation (PAD),
  • capables de détecter les attaques par injection et les deepfakes (IAD),
  • adaptées aux environnements web et mobiles,
  • auditées par des organismes indépendants.

Structurer la lutte contre la fraude au niveau organisationnel

La technologie ne suffit pas : il faut une gouvernance claire. Cela implique :

  • D’identifier les parcours les plus critiques (ouverture de compte, changement de coordonnées, signature de contrats à fort enjeu).
  • De définir des politiques de contrôle adaptées au niveau de risque (seuils d’alerte, revues manuelles, segmentation des parcours).
  • D’impliquer les équipes conformité, juridique, sécurité et métiers dans la définition des règles.

Sensibiliser et faire évoluer les pratiques

Enfin, la meilleure technologie peut être contournée si les équipes ou les clients ne sont pas sensibilisés. Les organisations ont intérêt à :

  • Former leurs collaborateurs aux signaux faibles de la fraude (comportements suspects, demandes atypiques, incohérences).
  • Éduquer leurs clients et usagers : bonnes pratiques, vigilance face aux messages douteux, importance de ne jamais partager certains codes ou documents.

Conclusion : 

En 2026, l’usurpation d’identité n’est plus un “simple” risque annexe : c’est un enjeu stratégique qui touche directement la confiance, la conformité et la performance des organisations. Les fraudeurs ont changé d’échelle. Les organisations doivent en faire autant. Celles qui prennent le sujet au sérieux dès maintenant, en combinant technologies certifiées, processus robustes et culture de la vigilance, seront mieux armées pour faire face à cette fraude qui, elle aussi, a pleinement basculé dans l’ère industrielle.

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