

Depuis près de dix ans, le règlement eIDAS constitue le socle de la confiance numérique en Europe. En encadrant l’identification électronique, l’authentification et les services de confiance (signature électronique, cachet, horodatage, etc.), il a permis l’essor de transactions numériques juridiquement reconnues à l’échelle européenne.
Mais le contexte a profondément évolué. La digitalisation massive des parcours clients et l’essor de technologies comme l’intelligence artificielle ont fait émerger une nouvelle génération de fraudes à l’identité. Deepfakes, identités synthétiques, attaques automatisées : les menaces sont plus sophistiquées, plus rapides et plus difficiles à détecter.
C’est dans ce contexte que le règlement eIDAS 2.0 et ses actes d’exécution renforcent significativement les exigences en matière de lutte contre la fraude. L’objectif est clair : garantir un haut niveau de sécurité et de fiabilité de l’identité numérique, à la hauteur des risques actuels.
La fraude à l'identité n'est plus l'œuvre d'amateurs isolés. Elle s'est industrialisée. Aujourd'hui, les entreprises font face à des attaques hybrides combinant ingénierie sociale et technologies de pointe.
Parmi les principaux types de fraude, on retrouve notamment :
Les chiffres illustrent l’ampleur du phénomène. Selon plusieurs études européennes, les tentatives de fraude à l’identité ont augmenté de plus de 30 % ces dernières années, avec une explosion des usages de deepfakes dans les parcours à distance. Gartner estime même qu’à l’horizon 2028, une part significative des interactions numériques sensibles sera confrontée à des tentatives de fraude basées sur l’IA.
Ces évolutions rendent obsolètes de nombreux dispositifs de contrôle traditionnels, conçus pour des menaces beaucoup plus simples.
Face à cette réalité, eIDAS 2.0 introduit une approche beaucoup plus exigeante de la lutte contre la fraude à l’identité, en particulier pour les parcours à fort enjeu.
Les actes d’exécution imposent des processus d’identification renforcés, capables de garantir que la personne à distance est bien celle qu’elle prétend être. Cela implique :
La simple collecte de documents ou l’authentification basique ne suffisent plus. Les solutions doivent démontrer leur résistance aux attaques les plus sophistiquées.
eIDAS repose sur une logique de niveaux d’assurance :
Atteindre le niveau élevé implique des contrôles techniques et organisationnels stricts, des preuves solides et une capacité démontrée à résister aux fraudes avancées, notamment biométriques. Pour les parcours critiques (signature qualifiée, services de confiance), ce niveau devient une nécessité.
eIDAS 2.0 renforce également les obligations pesant sur :
Les technologies utilisées devront être certifiées, auditées et conformes à des standards reconnus (ISO, CEN, ETSI). La conformité ne sera plus déclarative : elle devra être démontrée, documentée et vérifiable.
Dans le cadre d’eIDAS 2.0, la biométrie faciale s’impose progressivement comme un pilier central de la lutte contre la fraude à l’identité, en particulier pour les parcours à distance. Mais toutes les solutions biométriques ne se valent pas : la réglementation européenne met désormais l’accent sur des technologies certifiées, capables de démontrer objectivement leur niveau de sécurité.
C’est précisément le rôle des standards internationaux et européens :
Dans la logique d’eIDAS 2.0 et des spécifications techniques associées (notamment ETSI 119 461), l’atteinte du niveau d’assurance “High” implique le recours à des solutions biométriques robustes et certifiées. Les actes d’exécution renforcent ainsi une tendance de fond : la sécurité biométrique ne peut plus reposer sur des promesses technologiques, mais sur des preuves de conformité mesurables.
Pour les prestataires de services de confiance et les acteurs de l’identité numérique, intégrer des solutions biométriques certifiées ISO et CEN devient donc un levier essentiel de conformité, mais aussi un moyen de renforcer durablement la confiance des utilisateurs et des régulateurs.
Conclusion :
eIDAS 2.0 marque un tournant dans la lutte contre la fraude à l’identité numérique en Europe. Dans un contexte où les attaques deviennent plus intelligentes et plus difficiles à détecter, la confiance ne peut plus reposer sur des mécanismes obsolètes.
Se préparer dès aujourd’hui, c’est sécuriser ses parcours, protéger ses utilisateurs et garantir sa conformité future. Plus qu’une contrainte réglementaire, eIDAS 2.0 doit être vu comme une opportunité de renforcer durablement la confiance numérique.
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